Gary Glitter condamné à trois ans de prison pour attentats à la pudeur
VUNG TAU, Vietnam (AP) – Le Britannique Gary Glitter, ex-star du glam rock, a été condamné vendredi par un tribunal vietnamien à trois ans de prison, suivis d’une expulsion du Vietnam, pour attentats à la pudeur sur deux petites filles vietnamiennes.
«Je suis innocent», s’est exclamé Glitter à l’énoncé du verdict. Alors qu’il était escorté hors du tribunal par des policiers, Glitter a continué de clamer son innocence. «Je n’ai rien fait. Je suis innocent. C’est une conspiration», s’est-il écrié.
Glitter, Paul Francis Gadd de son vrai nom, comparaissait depuis jeudi devant un tribunal de la province de Ba Ria-Vung Tau. Le procès a été tenu à huit clos pour protéger l’identité des filles, âgées de 10 et 11 ans, mais a été ouvert au public pour l’énoncé de la sentence.
Dans son verdict, la cour a évoqué les témoignages explicites des deux fillettes, selon lesquels Glitter les avait embrassées et caressées, et accompagnées, nu, lors de douches dans la villa qu’il avait louée dans la ville portuaire de Vung Tau, à 125km au sud-est de l’ex-Saïgon.
Glitter paraissait visiblement amaigri à l’issue de sa détention provisoire à la prison Phuoc Co, depuis son arrestation. Il a été interpellé le 19 novembre à Hô Chi Minh-Ville, alors qu’il tentait de monter à bord d’un avion pour quitter le pays. La police a saisi son ordinateur portable, qui contenait des centaines d’images à caractère pornographique.
Les preuves trouvées n’ont pas été suffisantes pour l’accuser de viol sur mineur, passible de la peine de mort. Les familles des enfants ont écrit au tribunal en décembre, demandant que les accusations soient abandonnées après que Glitter leur eut respectivement versé 2000 $ US. En vertu du système judiciaire vietnamien, les paiements sont effectivement considérés comme des «indemnités» pouvant entraîner une réduction de peine.
En 1999, Glitter avait été reconnu coupable en Grande-Bretagne de possession de pornographie enfantine; il a purgé la moitié d’une peine de quatre mois d’emprisonnement. Il est parti plus tard au Cambodge, d’où il a été expulsé en 2002.








