Accueil » Procès

Fin de partie

8 février 2007 52 vues Aucun commentaire

À l’occasion d’un point d’activité ordinaire, je découvre ce soir dans ma boîte mail l’histoire banale de l’horreur. 23 vies brisées devant moi en quelques mots froids et ordinaires. Les yeux deviennent humides. Pleurer. Pourquoi ? Je voudrais découvrir une raison, juste une seule, une seule petite explication, toute petite, dérisoire, insignifiante… Quelque chose qui expliquerait ce saccage de 23 victimes innocentes. Quelque chose qui permettrait de croire que l’horreur n’est pas tout à fait de ce monde. Rien à faire…..

Hamm : « Vous êtes sur terre, c’est sans remède ! » – Samuel Beckett – Fin de Partie.

Monsieur Didier B. était chef du parc automobile pour la mission ONU au Congo. De nationalité Française, Monsieur B. est pris en flagrant délit avec une mineure de 12 ans en République Démocratique du Congo et arrêté le 23 octobre 2004 par la police consulaire.

Le 24 octobre 2004, le Comité des Observateurs des Droits de l’Homme basé en République Démocratique du Congo adresse une lettre au Procureur Général de la République auprès de la Cour Suprême de Justice en RDC où il dénonce le viol d’une mineure.

Le 30 octobre 2004, l’Ambassade de France à Kinshasa saisit le substitut de permanence au Parquet de Paris qui lui-même saisit la Brigade de Protection des mineurs. Lors de son audition, Monsieur B. reconnaît avoir eu des relations sexuelles contre rémunération avec 23 mineures (de 12 à 17 ans) entre 1998 et 2004, en République Centrafricaine et en RDC et avoir fait appel à des intermédiaires locaux, parfois membres de l’ONU.

Le 2 Novembre 2004, une information est ouverte pour viols, viols sur mineures de moins de 15 ans, atteintes sexuelles sur mineures de moins de 15 ans, détention d’images à caractère pornographique de mineurs.

Le 19 octobre 2005, l’ACPE informée de cette affaire, donne pouvoir à son avocat, pour se constituer partie civile à l’attention du Juge d’Instruction auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris.

À ce jour, Monsieur B. est en détention provisoire à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, en attente de jugement. L’ACPE a pris contact avec une des victimes Mademoiselle G. domiciliée au Congo, pour lui faire savoir que l’ACPE peut se constituer partie civile en son nom, par l’intermédiaire de son avocat.

Laissez votre message !

Rédigez votre message ci-dessous ou créez un rétrolien depuis votre propre site web. Vous pouvez aussi suivre les réponses via le flux RSS.