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Dix ans requis contre les deux internautes pédophiles

5 juin 2008 230 vues Aucun commentaire

ROUEN – Le procès en correctionnelle de deux internautes soupçonnés d’avoir au printemps 2007 préparé sur Internet l’enlèvement, la séquestration, le viol et la torture d’une fillette en banlieue rouennaise s’est ouvert jeudi matin au palais de justice de Rouen (Seine-Maritime).

Les débats doivent durer deux jours. Christian Cadart, 49 ans, dit « Helliot », domicilié au Grand-Quevilly, près de Rouen, et Hervé Limbour, 41 ans, dit « Diablo », originaire de Nice (Alpes-Maritimes), sont poursuivis pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ».

Ils encourent jusqu’à dix ans de prison. Tous deux avaient été dénoncés le 28 mars 2007 par un internaute belge de l’association Child Focus qui avait alerté la justice de son pays.

La police belge avait aussitôt infiltré un de leurs enquêteurs sur le réseau internet. Ce dernier, inscrit sous le pseudonyme de « Tyler », était rentré en contact avec les deux hommes qui, au cours de leur conversation sur le web, projetaient d’enlever une fillette entre 5 et 9 ans pour la séquestrer, la violer, la torturer et la marquer au fer rouge avec un « S » comme soumise.

« C’est un dessein criminel qui a été fourbi et ourdi de longue date, c’est des mois de préparation, c’est des instruments achetés, des chaînes, des locaux reservés », a estimé avant l’audience Me Olivier Baratelli, avocat de la Fondation de l’Enfance, partie civile. « Le fait qu’ils se retrouvent devant le tribunal correctionnel parce que, Dieu merci, la police a inflitré leur réseau, devrait être une grande satisfaction pour eux, car ils devraient être devant une cour d’assises », a-t-il souligné.

A l’inverse, Me Bruno Averlant, avocat de « Diablo », s’est dit « intimement convaincu qu’il n’y aurait pas eu de passage à l’acte ». « C’est un montage purement intellectuel, et sûrement sordide et minable, immoral, amoral. Mais, me semble-t-il, il n’y a rien d’illégal », a-t-il déclaré. De même pour Me Philippe Lescène, avocat de « Helliot », « on est dans le virtuel ». « On ne punit pas les intentions », a-t-il fait valoir.

C’est après avoir gagné la confiance de « Helliot » et avec une collaboration parfaite entre les justices belge et française que l’enquêteur belge se déplacera jusqu’en Normandie où, le 11 mai 2007, l’internaute rouennais lui fera visiter un local technique de France Télécom (son employeur) à Grand-Quevilly. C’est dans l’une des pièces de ce bâtiment auquel il avait accès qu’il projetait de séquestrer sa victime.

« Helliot » sera interpellé le jour même. Son complice « Diablo » l’avait été neuf jours plus tôt suite à l’écoute de conversations téléphoniques dans lesquelles il voulait passer à l’acte près de chez lui à Nice. Un troisième homme, originaire de la région d’Orléans (Loiret), âgé de 31 ans et connu sur le web sous le pseudo de « Dada », comparaît également lors de ce procès. Au cours de l’enquête, les gendarmes ont retrouvé à son domicile près de 5.000 photos de mineurs à caractère pédophile. AP

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  1. m6info.fr
  2. le Figaro

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