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Brésil: Congrès mondial contre l’exploitation sexuelle des enfants

26 novembre 2008 521 vues Aucun commentaire

RIO DE JANEIRO (AFP) — Le Brésil, une destination prisée du tourisme sexuel, accueille cette semaine le IIIè Congrès mondial sur l’exploitation sexuelle des enfants, en vue de lutter plus efficacement contre ce fléau « bien plus répandu qu’on ne le croit », selon les organisateurs.

Environ 3.000 participants de 130 pays, représentant les gouvernements, la société civile, les organisations internationales et un important public de jeunes de 96 pays étaient attendus à ce congrès, qui suit ceux de Stockholm (1996) et Yokohama (2001).

Il devait être ouvert mardi soir par un discours du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.

« Si je suis ici aujourd’hui à Rio c’est pour préconiser la tolérance zéro pour ceux qui abusent sexuellement des enfants », a déclaré mardi à l’AFP Maud de Boer-Buquicchio, secrétaire générale adjointe du Conseil de l’Europe (CE), une organisation qui oeuvre à la protection des droits de l’Homme sur le continent européen.

Il est très difficile de chiffrer l’ampleur de ces abus qui touchent tous les pays, pauvres et riches. Selon le Conseil de l’Europe, dans les seuls pays occidentaux développés, environ un enfant ou jeune adulte sur dix est victime d’une forme de maltraitance à caractère sexuel: inceste, pornographie, prostitution ou agressions sexuelles.

Quant à l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales, le nombre d’enfants est estimé par l’Organisation mondiale du Travail à environ deux millions par an.

Mme Boer-Buquicchio profitera du congrès de Rio pour que « tous les pays prennent connaissance des conventions élaborées par le CE »: sur la cybercriminalité (2001), la traite des êtres humains (2005) et les abus et l’exploitation sexuelle des enfants (2007). Elle proposera mercredi « aux 47 Etats membres du Conseil de l’Europe et aux non membres de ratifier ces traités ».

« Les Etats-Unis ont déjà ratifié la convention sur la cybercriminalité et à Rio nous insisterons sur celle de l’exploitation sexuelle des enfants qui a déjà été signée par 32 pays » européens, a-t-elle ajouté.

Cette convention se veut un instrument efficace dans le prévention des infractions sexuelles contre les enfants, la poursuite des auteurs et la protection des victimes, a souligné Mme Boer-Buquicchio.

Les organisateurs espèrent que M. Lula apportera son appui au projet de loi, approuvé il y a quelques jours par la Chambre des députés brésiliens, prévoyant des peines plus dures -entre quatre et huit ans de prison- pour les cas de pédophilie, de diffusion et commercialisation de pornographie enfantine sur internet.

« Ce congrès sera un grand pacte social entre les gouvernements et la société civile pour combattre l’exploitation sexuelle », a déclaré mardi Carmen de Oliveira, la sous-secrétaire des Droits de l’Homme au Brésil.

En 2005, le Brésil s’est déjà doté d’un Plan national de lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs et a créé « un code de conduite » pour les employés du tourisme visant notamment à empêcher les touristes de monter dans des chambres d’hôtel avec des mineurs.

Cette rencontre mondiale prévue jusqu’au vendredi a été organisée par le gouvernement brésilien, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef) et plusieurs organisations non gouvernementales luttant pour les droits des enfants.

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  1. Le site web du 3eme Congrès Mondial
  2. blog.stopx.org

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