Historique
1988 : une enquête menée au Sri Lanka, aux Philippines et en Thaïlande parle groupe «Ecumenical Coalition for Third World Tourism» met en évidence la nécessité de renforcer les législations contre les trafiquants d’enfants.
1990 : à la suite d’un séminaire à Chiang-Mai, en Thaïlande, qui regroupa les pays concernés par l’exploitation sexuelle des enfants, des universitaires, les Eglises, fut lancée la première campagne ECPAT (End Child Prostitution in Asian Tourism) ; son but : mettre fin à la prostitution des enfants liée au tourisme en Asie. Toutes les organisations d’Europe, d’Amérique, d’Australie, de Nouvelle-Zélande et du Japon à soutenir cette campagne.
L’ACPE s’unit au BICE – Bureau International Catholique de l’Enfance – la Fédération« La Voix de l’Enfant » et la FAI (Fédération Abolitionniste Internationale) pour participer à cette campagne d’information et d’action sur l’exploitation sexuelle des enfants notamment le Tourisme Sexuel.
Cette campagne s’appuie sur la Convention Internationale des Droits de l’Enfant adoptée par les Nations Unies en novembre 1989 et ratifiée par la France en août 1990, dont l’article 34 stipule : « Les Etats-parties s’engagent à protéger l’enfant contre toutes les formes d’exploitation sexuelle et de violence sexuelle… »
Parallèlement, l’ACPE s’emploie à faire connaître les Droits de l’Enfant et réunir toutes les informations nécessaires à sa lutte à travers la participation à des journées d’études et à des colloques sur le thème de la prostitution des mineurs.
1993 : l’ACPE rejoint le COFRADE (Conseil Français des Associations pour lesDroits de l’Enfant) et le CPL (Centre Permanent de Liaison des associations de lutte contre le proxénétisme et la prévention de la prostitution). Elle continue à participer activement à la campagne ECPAT, à travers des articles dans la presse, sa participation à des émissions de radio et de télévision, des conférences à l’Unesco, à Bordeaux, Bayonne, et à une table ronde à l’Assemblée Nationale.
Elle contribue à l’information des touristes en partance pour l’ASIE par la création d’un dépliant, le Dépliant Voyageur, proposé aux agences de voyage, centres de vaccination, aéroports et par la réalisation de l’exposition «Briser le mur du silence».
Le 10 décembre 1993, la campagne ECPAT reçoit le prix des droits de l’homme.
1994 : naissance de petites unités ACPE à Toulouse, Strasbourg et Nice pour proposer des actions concrètes au profit de foyers d’accueil d’enfants prostitués en Asie.
2000 : démission de la présidente Monique Loustau à qui succède Roger Bruas. Lancement de la campagne de communication : « Les enfants et nous vous déclarons la guerre ».
Une affaire de tourisme sexuel devant la Cour d’Assise de Paris : l’ACPE est partie civile. La peine sera de 7 ans ; 1ère application en France de la Loi d’Extraterritorialité.
2001 : Congrès de Yokohama : 2ème congrès mondial contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales
2002 : le procès AL’QRASH : l’ACPE se porte partie civile contre un officier saoudien ayant abusé une roumain âgé de 14 ans. Condamnation de 6 mois de prison avec sursis.
En février 2002, l’ACPE s’implique dans le procès d’un réseau de commercialisation de cassettes pornographiques. 200 personnes arrêtées. Peines de prison et amendes. Participation au 2ème concours « DIRE NON » au tourisme sexuel organisé par ECPAT-France.
2003 : procès Morençon : un jeune prostitué roumain en est la victime ; l’accusé sera condamné en appel à 18 mois de prison avec sursis
Création de nouvelles antennes à Thonon-les-Bains, Hyères, Valenciennes, Nantes et Clermont-Ferrand.
2004 : Jacqueline Bruas devient présidente de l’ACPE à la suite de Roger Bruas. Participation au 3ème concours « DIRE NON »
2005 : Création d’une antenne ACPE à Rouen. Jalil Lespert devient le parrain de l’association. Réflexion sur un projet de sensibilisation des entreprises ayant des ressortissants à l’étranger aux méfaits du tourisme sexuel.
2006 : Anniversaire des 20 ans de l’ACPE au Palais du Luxembourg. Campagne d’information : Diffusion d’affiches et d’un spot ACPE sur toutes les chaînes hertziennes et thématiques. Stand au salon mondial du tourisme et au salon national de l’humanitaire. Stand à la mairie de Paris lors de la journée des femmes. Conférences dans des lycées et des universités dans toute la France. Participation au 5ème concours « DIRE NON ». Procès Gheorghe : démantèlement d’un réseau de proxénètes roumains ; condamnation de 3 à 8 ans + amendes.
