Domaines d’intervention

L’ACPE lutte essentiellement contre toutes les formes d’exploitations sexuelles des enfants : proxénétisme sur mineur, traite des êtres humains, recours à la prostitution de mineur, tourisme sexuel impliquant des enfants, etc…

Qu’est-ce que la prostitution ?

La prostitution est souvent comprise comme étant une faveur sexuelle rendue en échange d’une compensation financière. Or, la définition de la prostitution est beaucoup plus large : la compensation peut aussi être matérielle ou en nature, et c’est souvent le cas lorsqu’il s’agit de prostitution d’enfants.

Un combat contre les violences sexuelles en général

Les missions de l’ACPE incluent plus largement l’ensemble des violences sexuelles commises à l’encontre des mineurs, tels que les atteintes, agressions sexuelles et viols, ou encore la pédopornographie.

L’ACPE prend position de façon très claire sur le statut des mineurs. Tout mineur est perçu comme un enfant ayant droit à une protection en cas de danger. L’ACPE se réfère à l’Article premier de la Convention internationale des Droits de l’Enfant, qui stipule que toute personne de moins de 18 ans est un enfant. En vertu de ce texte, l’ACPE se préoccupe donc de l’exploitation sexuelle impliquant des enfants en bas âge, mais également des adolescents. De plus, nous considérons chaque mineur prostitué comme étant une victime nécessitant une protection.

L’exploitation sexuelle des mineurs est également très souvent causée par la traite d’êtres humains. Cette activité criminelle, définie par l’article 225/4/1 du code pénal, est le fait “de recruter une personne, de la transporter, de la transférer, de l’héberger ou de l’accueillir à des fins d’exploitation”, notamment sexuelles, mais aussi de travail ou de mendicité forcée. Lorsque commis à l’égard d’un mineur, la traite est punie de dix ans d’emprisonnement et de 1 500 000 € d’amende. Bien que concernant essentiellement des mineurs étrangers, la traite des êtres humains touche aussi des enfants français et surtout, a bel et bien lieu sur notre territoire. Ces mineurs se retrouvent alors embrigadés dans des réseaux de proxénétisme. Le recrutement peut se faire sous la base de promesses d’une vie meilleure, d’un emploi, ou bien par l’usage de la violence ou d’enlèvements. L’ACPE fait partie du collectif « Ensemble Contre la Traite des Êtres Humains.

Attention au vocabulaire employé

Lorsque l’on traite de tels sujets, il est néanmoins nécessaire de faire attention au vocabulaire employé. En effet, il est souvent fait mention de “pédophilie”. Mais il est plus juste d’utiliser le mot “pédocriminalité” et de désigner ce genre de criminels comme “pédocriminels”.
Il en va de même pour la “pédopornographie”. Ce terme employé pour désigner la pornographie mettant en scène des mineurs de tous âges, notamment très jeunes, est imprécis. Interpole recommande d’ailleurs de ne pas l’employer puisqu’il fait référence à la pornographie. Cette dernière met en scène des actes sexuels entre adultes consentants. Or, les enfants présents sur ces vidéos ne sont jamais consentants et il s’agit purement de viols filmés.

Pour en savoir plus sur les infractions, rendez vous à la page “Ce que dit la loi”.

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Mission

Depuis 1986, Agir contre la Prostitution des Enfants lutte contre les exploitations sexuelles forcées ou consenties impliquant des mineurs.

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Organisation

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