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Mai 2023 : Un animateur de centre de loisirs condamné par le tribunal correctionnel de Strasbourg pour agression sexuelle sur une quinzaine d’enfants

Dernière mise à jour : 24 janv.

Les 2 et 3 mai 2023, un ancien animateur d’un centre de loisirs du Bas-Rhin a été entendu devant le Tribunal correctionnel de Strasbourg pour des faits d’agressions sexuelles sur mineurs de moins de quinze ans dans le cadre de son activité professionnelle. Il était également poursuivi pour des agressions sexuelles dans un cadre intrafamilial et pour détention de fichiers à caractère pédopornographique.


Les faits se sont déroulés sur la période de 2010 à 2021 et impliquent 17 enfants, majoritairement des petites filles âgées de 6 à 8 ans au moment des faits. Alors que l’animateur est employé dans le même établissement depuis le début des années 2000, ce n’est qu’en juin 2021 qu’un premier enfant dénonce des attouchements à la directrice du centre. La procédure déclenchée à la suite de cette dénonciation donne cependant lieu à un classement, faute d’éléments factuels suffisants pour caractériser l’infraction.


Si le caractère suspect du comportement de l’animateur interroge, l’environnement professionnel de ce dernier ne s’est pourtant pas alarmé de sa proximité abusive avec les petites filles, reconnaissant néanmoins que celui-ci “prenait souvent les petites filles de 8 ans sur ses genoux, il les chatouillait, les taquinait”, que son “côté tactile et taquin avec les enfants étaient sa marque de fabrique”, de sorte que c’était devenu “comme une routine qui s’installe”. Il faudra attendre une seconde dénonciation par une enfant début décembre 2021 pour provoquer des investigations qui conduiront à la découverte de plus d’une quinzaine de nouveaux témoignages de victimes présumées ; et aux aveux circonstanciés de la part de l’animateur d’une partie des faits.


Selon Armelle Le Bigot-Macaux, “Cette affaire interroge sur les moyens mis en place pour la prévention des violences sexuelles sur les enfants, à fortiori auprès des professionnels de l’enfance. Elle démontre par ailleurs la nécessité de reconsidérer l’attention portée aux signes d’alerte et à l’accompagnement des enfants victimes potentielles de violences sexuelles, commises dans un cadre scolaire ou périscolaire”.


C’est cette particulière gravité au regard de la période des faits présumés, du nombre de victimes potentielles et de la profession du mis en cause, qui a conduit l’ACPE à se constituer partie civile dans cette affaire, réaffirmant ainsi sa mission de lutte contre les violences sexuelles impliquant des mineurs. L’ACPE était représentée par Me Coutrot- Cieslinski dans le cadre de son partenariat avec l’Alliance des Avocats pour les Droits de l’Homme.


Il a été condamné a une peine de sept ans d'emprisonnement assortie d'une période de sureté d'une durée de trois ans et demi. Il lui est également interdit d'exercer une activité professionnelle en lien avec des mineurs. 


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